Nous sommes désormais sur PeerTube !

Nous sommes très heureux de vous annoncer la mise en ligne l’instance PeerTube de l’association !

Qu’est-ce que PeerTube ?

PeerTube, proposé par Framasoft, est l’alternative libre et décentralisée aux plateformes vidéos. Elle nous permet d’être désormais autonome, notamment vis-à-vis de Youtube et de Viméo.


Ethics by design 2017

Pour fêter cela, nous mettons en ligne les conférences de Ethics by design 2017 !


L’éthique en architecture de l’information
Olly Wright
Stand Out of Our Light: Design and Resistance in the Attention Economy
James Williams

Peut-on répondre à la conception de notre exploitation comportementale ?
Hubert Guillaud
Philosophie de l’éthique by design des technologies numériques
Flora Fischer

Aidez-nous à financer la mise en ligne de nos vidéos !

Maintenir ces vidéos en ligne de manière indépendante va coûter environ 200€ par an à l’association. C’est-à-dire une part significative de notre budget de fonctionnement.

Aidez-nous à financer cette mise en ligne en faisant un don à l’association !

Designers Éthiques

L’association évolue // Assemblée générale le 30 juin 2020

[TL;TR] Version courte

Rendez-vous le 30 juin 2020 à 18h pour l’Assemblée générale de Designers Ethiques pendant laquelle nous discuterons du futur de l’association, de ses missions et de son objet de recherche, voterons la création d’un Conseil d’Administration, élirons ses membres, et formaliserons la création des antennes rennaise et parisienne.

Vous voulez en être ?

  • Pensez à renouveler votre cotisation (sauf si vous avez reçu un mail qui vous spécifie le contraire) car seuls les adhérents à jour de cotisation peuvent voter ;
  • Vous ne souhaitez pas adhérer mais vous voulez tout de même nous soutenir ? Vous pouvez nous faire un don, qui nous aidera à financer nos actions de recherche !
  • Notez la date : le mardi 30 juin à 18h, en ligne. Le lien sera envoyé aux adhérents ;
  • Vous pouvez candidater au Conseil d’Administration, mais là il faut lire la suite 🙂

Version longue

Cher·e·s ami·e·s,

L’association Designers Éthiques existe depuis presque 4 ans maintenant. 4 années durant lesquelles nous avons organisé 3 éditions de Ethics by design (la 3ème arrive bientôt héhé), accompagné une petite dizaine d’étudiants dans leurs mémoires ou projets de fin d’études, publié 2 méthodes pour les professionnels du design, et réuni une communauté : vous.

Aujourd’hui, la communauté de Designers Ethiques, c’est une centaine d’adhérents, 650 membres sur le slack, 2 antennes locales à Rennes et Paris, et une grosse dizaine de personnes menant des projets pour le compte de l’association.

Seulement voilà, pendant que notre communauté évoluait, la structure de l’association n’a elle pas changé. Elle reste dirigée seulement par 2 co-président·e·s – Mellie & Karl – sans offrir de réelle place au reste de la communauté.

Voici donc venu le moment d’ouvrir la gestion de l’association et d’acter la transformation de la petite association créée pour porter Ethics by design il y a 4 ans, en association hébergeant des projets de recherche-action sur la responsabilité de la conception, sur des thématiques et avec des acteurs de plus en plus diversifiés.

Deux changements majeurs sont donc à noter :

  • Tout d’abord, l’association va se doter d’un nouvel organe décisionnel : un conseil d’administration. Conseil qui aura la charge de définir l’orientation de l’association et d’en suivre les projets ;
  • Ensuite, les antennes rennaises et parisiennes – qui vont devenir des associations à part entière – vont bénéficier d’un statut officiel au sein de l’association, être financées et être représentées au nouveau Conseil d’administration.

L’assemblée générale qui aura lieu le 30 juin aura donc vocation à acter ces deux changements ainsi que :

  • Faire un bilan de l’action de Designers Éthiques sur l’année et demi passée (vous aurez constaté qu’on n’est pas très bon sur la régularité des AG…) ;
  • Discuter de l’avenir de Designers Éthiques, notamment des missions que l’association se donne et de l’orientation de son travail en recherche-action ;
  • Elire les membres du nouveau Conseil d’Administration.

Vous êtes membre de Designers Éthiques ? (ou vous souhaitez le devenir) Pensez à renouveler votre cotisation 🙂 . Son montant a par ailleurs été réévalué à 20€ par an afin d’assurer un financement plus stable de l’action de l’association.

Si votre objectif est de nous soutenir financièrement sans intention de participer activement à nos travaux, nous vous invitons à nous faire un don, qui nous sera là encore fort utile pour financer nos actions !

Vous souhaitez faire partie du nouveau Conseil d’administration ?

  • Ses membres auront pour rôle de porter les projets et l’action de l’association au quotidien, ce qui se traduira – par exemple – dans l’animation des communautés locales, l’organisation d’Ethics by design, la mise en œuvre de projets de recherche tels que ceux que nous menons sur le design persuasif ou le design systémique.
  • Voici la façon dont ses membres seront désignés : les personnes souhaitant se présenter au Conseil d’Administration devront soumettre leur candidature par mail au Bureau de l’association (Karl et Mellie : karl@designersethiques.org & mellie@designersethiques.org), avant le 15 juin 2020. Elles y joindront une profession de foi précisant leur vision stratégique et opérationnelle pour l’association. Le Bureau proposera ensuite les candidatures qu’il retient à l’approbation de l’Assemblée générale, le 30 juin donc. N’hésitez pas à venir discuter avec le Bureau pour plus d’information et définir ensemble notre projet.

Les adhérents de l’association recevront d’ici quinze jours :

  • Leur convocation à l’Assemblée générale ;
  • Les professions de foi des candidats au Conseil d’administration ;
  • Les nouveaux statuts et le nouveau règlement intérieur de l’association, actant la création des antennes ;
  • Des informations détaillées sur la création des antennes rennaise et parisienne.
  • Le rapport d’activité de l’association ;
  • Ainsi qu’un document de cadrage sur le futur de l’association, pour orienter nos débats lors de l’Assemblée générale.

Vous le constatez, l’ordre du jour de cette Assemblée Générale est chargé 🙂 . Mais on a hâte de discuter de ces sujets passionnants avec vous !

À très vite,

Le Bureau

9 extensions pour naviguer sur un web plus éthique

Face aux défis que le web pose en termes de protection des données personnelles, de respects de l’environnement ou de respect de l’intégrité cognitive des utilisateurs, il est bien souvent difficile pour les utilisateurs de jauger l’état de la situation.

C’est pourquoi nous vous proposons ici une liste d’extensions que vous pouvez installer sur votre navigateur ou de sites que vous pouvez consulter. Chacune d’entre elles visent à rendre le web que vous consultez plus éthique.

Données personnelles et vie privée

1. L’Oracle du net

Cette extension (et site web) a pour objectif de vous révéler la face cachée des sites que vous consultez, et notamment le fonctionnement de leurs algorithmes. Ludique et interactif, l’Oracle vous propose de venir “gratter” certaines parties des interfaces pour vous en dévoiler les secrets.

Ce petit outil a été développé par Victoria Duchatelle au Laboratoire de l’Innovation Numérique de la CNIL.

Site web : https://www.oracledu.net/

2. CookieViz

Encore un outil développé par le LINC, au nom explicite. CookieViz vous propose ni plus ni moins que de visualiser les trackers présents sur une page web et les appels faits par une page à des services tiers.

Attention, son usage n’est pas recommandé pour les hypocondriaques du numérique car c’est assez effrayant !

En savoir plus : https://linc.cnil.fr/fr/cookieviz-une-dataviz-en-temps-reel-du-tracking-de-votre-navigation

Télécharger CookieViz : https://github.com/LINCnil/CookieViz/releases

3. Ghostery

Ghosthery est une extension pour navigateur. Cette fois-ci, on ne se contente plus de vous montrer les trackers présents sur les sites, on les bloque tout simplement ! Paramétrable et facile d’utilisation, on vous le recommande chaudement.

Site web de l’extension : https://www.ghostery.com/ 

4. uBlock Origin

uBlock Origin est également une extension pour navigateur qui vient bloquer les trackers et les publicités sur les sites que vous consultez.

Site web de l’extension : https://github.com/gorhill/uBlock

5. Qwant

Qwant est un moteur de recherche basé sur le respect de votre vie privée. S’il affiche de la publicité, il ne vous traque pas. La publicité n’est donc pas ciblée.

Site web du moteur de recherche : https://www.qwant.com/

Design de l’attention et persuasion

 6. Minimal

Vous trouvez que vos pages web sont trop chargées et vous avez l’impression qu’on abuse (un peu) de votre capacité à cliquer sur tout et n’importe quoi ? Alors Minimal est fait pour vous.

Très impressionnant sur Youtube notamment, Minimal supprime toute distraction sur la page : les recommandations, l’auto-play, les titres racoleurs en majuscule, etc. Au bout d’une semaine d’utilisation, vous ne pourrez plus en passer !

Site web de l’extension : http://minimal.community/ 

Développé par l’association AUPYA : http://aupya.org 

Article lié à lire sur Mais où va le web : http://maisouvaleweb.fr/minimal-plugin-preserve-temps-de-cerveau-disponible/

Environnement et éco-conception

7. Ecoindex

Quel poids pèse une page web ? Où se situe-elle par rapport à la moyenne des sites ? Voilà les questions auxquelles répond l’écoindex développé par le collectif GreenIT. Simple et efficace : vous donnez une URL, vous obtenez son eco-index !

À découvrir sur : http://www.ecoindex.fr/ 

8. Carbonalyser

Arrêter de prendre l’avion, c’est bien. Mais regarder Netflix tous les soirs, ça revient à faire quelques allers-retours Paris-New-York dans l’année ! Et oui, le numérique consomme, et pas qu’un peu…

Sauf qu’il s’agit d’un coût carbone particulièrement difficile à estimer pour l’utilisateur. Carbonalyser est justement là pour vous y aider ! En analysant votre navigation, l’extension développée par le ShiftProject vous indique combien cela représente en termes d’émission carbone.

Site web : https://theshiftproject.org/carbonalyser-extension-navigateur/

9. Ecosia

Vous savez désormais combien vous dépenser de CO2 sur le net et vous souhaitez faire une bonne action ? Pour cela, vous pouvez utiliser le moteur de recherche Ecosia dont l’objectif est de planter des arbres à partir des bénéfices du moteur de recherche.

Site web : https://www.ecosia.org/

Méthode de diagnostic du design attentionnel

Le collectif Les Designers Éthiques publie ce jour une méthode de diagnostic du design attentionnel.

Le design de l’attention, parfois aussi appelé design persuasif, fait indéniablement partie des sujets en vogue dans le monde du design depuis quelques années. Théorisées notamment par Nir Eyal dans son ouvrage Hooked, les méthodes qui permettent de l’appliquer poussent à leur extrême les possibilités de manipulation des utilisateurs par le design.

Le design de l’attention, popularisé par Tristan Harris – ancien cadre & designer de Gmail – pose néanmoins un problème à la communauté des designers : comment peut-on le mesurer ? Qu’est-ce qui est du design de l’attention et qu’est-ce qui n’en est pas ? Qu’a-t-on le droit (au sens éthique) de faire et que doit-on refuser ?

C’est pourquoi le collectif Les Designers Éthiques a souhaité travailler sur une méthode de diagnostic du design attentionnel présent sur un service. Cette méthode a été conçue par Lénaïc Faure, designer chez Les Sismo et membre du collectif, dans le cadre de son mémoire de fin d’études à l’ENS de Lyon.

De janvier à décembre 2017, la méthode a été conçue et testée, avec et par les membres du collectif et de nombreux designers lors d’ateliers publics. En tout, ce sont plus de 200 designers qui ont eu l’opportunité de faire leurs retours pour améliorer la méthode.

Nous en publions aujourd’hui une version non définitive, car nous vous invitons à la télécharger, la tester et nous faire vos retours afin d’en améliorer la compréhension et l’efficacité.

Accéder au site dédié à la méthode.

Pour une prise en compte globale des impacts du design

Nous voici donc en mars 2018. Un an d’existence déjà pour les Designers Éthiques. Nouvelle année, nouvelles résolutions, nouveaux projets, etc. L’occasion pour nous de faire le point sur le chemin parcouru pendant ce temps-là.

En septembre 2016, nous nous lancions  –  Jérémie, Karl et Thibault avec l’aide de Bertrand  – dans l’organisation de Ethics By Design. Nous étions intéressés par l’impact du design sur les utilisateurs de services numériques, on avait trouvé un joli nom et on avait un peu de temps à consacrer, alors pourquoi ne pas travailler sur le sujet ? Voilà une description à peine caricaturée du début de l’aventure. Certes, on aurait pu croire que — lanceurs d’alerte en puissance — nous nous lancions à bras le corps dans la lutte contre les GAFA et autres conglomérats américains après avoir douloureusement expérimenté leur mainmise sur notre psyché. Mais autant être honnêtes (éthiques si j’ose dire 😉), nous découvrions le problème que nous traitons aujourd’hui et c’est pourquoi notre vision évolue en même temps que notre sujet.

C’est important de le préciser car il nous est souvent utile de rappeler d’où nous venons — des étudiants en architecture de l’information de l’ENS de Lyon — pour comprendre comment notre mouvement s’est structuré et de quoi il traite. Ainsi, les Designers Éthiques se sont d’abord posés la question “qu’est-ce qu’un bon design ?”, ou plutôt qu’est-ce qu’un mauvais design ? Alors bien sûr, de nombreux designers avaient déjà répondu à cette question (comme ici ou ici) et ont élaboré des critères, des valeurs pour définir un bon design. Mais partant du principe que notre société et son économie a tendance à segmenter le design (on parle d’UX design, d’UI design, de design de service, de produit, d’espace) et à l’élargir à d’autres domaines (avec le design thinking ou le design sprint), il nous semblait nécessaire de requalifier les domaines de design pouvant poser des problèmes moraux, de prendre en compte ces nouvelles formes de design et leur impact sur nos sociétés.

À ce moment-là, nous sommes mi 2016. Une personnalité émerge alors au sein de la communauté du numérique, popularisant avec elle un nouveau concept. Il s’agit de Tristan Harris et du design de l’attention. En quelques mois, le design de l’attention devient LE nouveau problème du numérique, et de nombreuses initiatives s’élancent pour tenter d’en comprendre les sources et les possibles solutions. Et nous avec.

Conférence de James Williams (Time Well Spent) — Ethics By Design 2017 — © Flavien Auffret

Car le design de l’attention a comme intérêt (presque comme facilité) de rendre tangibles et concrets les problèmes du numérique : il se traduit en effet par des fonctionnalités que nous connaissons tous (les notifications, les fils d’actualité) tout en étant relié à des phénomènes déjà bien étudiées, les biais cognitifs. Son impact s’avère être plus matériel pour les utilisateurs que — par exemple — l’exploitation des données personnelles. “Personne sur son lit de mort regrette de n’avoir passé plus de temps sur Facebook” est a priori une phrase qui nous parle plus que les sermons répétés sur nos données personnelles et leur possible usage dans un avenir incertain à la 1984.

C’est pourquoi Ethics By Design, notre première conférence qui s’est tenue en mai 2017 à Lyon, a largement traité cette question du design de l’attention. Et pourtant, on se rend bien compte ici d’un glissement : celui du design éthique vers le design de l’attention. Ainsi, lorsqu’on parle désormais de design éthique (voire même de Ethics By Design, le titre de notre conférence), de plus en plus de personnes entendent “design respectueux de l’attention des utilisateurs”. Ce glissement, c’est donc souvent l’assujettissement du design éthique au design de l’attention, une vision que nous ne partageons pas mais que nous avons malheureusement peut-être contribué à partager.

Ce glissement qui s’opère pose donc une question plus fondamentale : c’est quoi le design éthique ? Et bien c’est à cette question que nous essayons de répondre depuis Ethics By Design, et nous vous proposons ici nos premiers éléments de réflexion.

Question n°1 : qu’inclue-t-on dans le design ?

En premier lieu, revenons sur le mot “design”, car son acceptation linguistique est loin d’être commune en France. Nous entendons le design dans son sens originel (bien défini sur la page Wikipédia qui y est consacrée d’ailleurs) et tel qu’entendu par les anglo-saxons, c’est à dire un processus de conception qui vise à répondre à un problème ou à un besoin, à améliorer une solution existante. En ce sens, nous nous intéressons peu à l’esthétique et à l’aspect artistique du design. Ce qui nous importe c’est comment et pourquoi les choses sont conçues comme telles.

Cette définition du design entraine plusieurs conséquences. En premier lieu, on ne se limite pas au monde du numérique, même si c’est celui qui nous touche le plus et qui induit probablement les changements les plus radicaux de nos sociétés.

Notre second point est plus un avertissement qu’une conséquence. Il s’agit de l’honnêteté intellectuelle dont il faut faire preuve quand on parle de design. Ainsi, on entend parfois dire qu’il faut aborder le design de manière inclusive, être ouvert sur le monde et faciliter les liens entre les personnes. Il va sans dire que nous adhérons à ces principes. Néanmoins, nous pensons que c’est un idéal largement fantasmé. Comme cela a bien été montré pour les villes où la volonté de mixité et d’inclusivité produit parfois les phénomènes inverses, annoncer que l’on produit un design inclusif est souvent l’arbre qui cache la forêt. En effet, si d’un côté on peut désigner aussi bien pour des personnes à mobilité réduite ou des mal-voyants, de l’autre côté nous appréhendons le design avec des valeurs qui sont occidentales et qui sont loin d’être partagées par l’ensemble du monde : une personne chinoise ou brésilienne n’a tout simplement pas le même regard que nous sur le monde et pourtant nous lui imposons les services que nous designons. Dire que l’on cherche à être inclusif voire universel, c’est souvent ne pas se rendre compte de l’impact de nos propres valeurs sur les services que l’on conçoit. Vous le sentez venir le rapport avec l’éthique ?

En troisième lieu, une définition du design au sens de la conception induit également l’idée que nous essayons de considérer la conception d’un produit (ou d’un service) dans son ensemble, et pas uniquement au travers d’un prisme particulier que pourrait être le design de l’attention ou la protection des données personnelles. Au même titre qu’acheter des pommes bio produites en Argentine ne revient à considérer qu’une partie du problème de la consommation alimentaire (le bio donc, mais pas le local), ne regarder que les problèmes de design de l’attention d’une application qui requiert votre localisation géographique en permanence revient à ne considérer qu’une partie des problèmes de la conception numérique. En effet, le traitement des données personnelles, l’environnement, la perception cognitive de l’utilisateur ou encore la transparence des algorithmes font partie d’un ensemble et nous semblent indissociables. Il s’agit là en réalité d’une manière de considérer le numérique proche de celle développée par le collectif Green IT sur la conception numérique responsable.

Ainsi, le design éthique n’est pas simplement le contre-pied du design de l’attention matérialisé par les remords de quelques cadres de l’industrie des nouvelles technologies californiennes.

Ce constat implique également que le processus de conception n’est pas l’unique affaire du designer. Bien sûr, il y a des designers dont c’est le métier, au sens où ce sont des professionnels du design. Mais dans le monde du numérique, si on pouvait encore parler “d’informaticien” il y a 15 ans, le processus créatif numérique que l’on connait aujourd’hui est segmenté en de multiples compétences et métiers : des graphistes, des ergonomes, des développeurs, des UX designers, des UI designers, des product owners, des scrum masters, des consultants, etc. Un phénomène bien illustré dans les deux premières minutes de cette vidéo de Pause Process consacrée au level designer dans le monde du jeu vidéo. Il n’y a bien souvent pas de designer dans une société, au sens d’une personne unique chargée de la conception d’un produit ou d’un service. Mais il y a une multitude d’intervenants plus ou moins engagés dans le processus et qui interviennent à différents moments de celui-ci. Et l’intitulé du poste de la personne qui encadre ce processus (quand il y en a une) s’appelle plus souvent product owner que designer.

Nous défendons le fait que chacun d’entre eux, au sein de sa spécialité, se doit d’être engagé dans une démarche éthique de designer. Ce point de vue, qui fera peut-être hausser le sourcil de certains “vrais” designers ou pourra paraitre idéaliste, nous semble pourtant indispensable si l’on ne veut pas que chacun se défausse de ses responsabilités sur un autre que lui : l’UX designer a une super idée ? Oui mais le responsable innovation le fait travailler sur des tâches d’UI. Le développeur pourrait travailler à l’optimisation du service ? Oui mais le product owner dit qu’il faut sortir le patch correctif au plus tard demain. Et plus globalement, il s’agit aussi d’une manière de répondre à cette autre question : “pourquoi faire de la conception responsable / du design éthique alors qu’il n’y a pas de vrai designer dans notre équipe ?” (autrement dit personne pour s’en occuper)

On le voit, le processus créatif est un tout, une œuvre la plupart du temps collective, et identifier la responsabilité de chacun n’est pas évident. Aussi, il est important de considérer le problème dans sa globalité.

Si l’on continue sur cette lancée, cela veut aussi dire qu’il ne faut pas se restreindre aux créateurs. On quitte ici définitivement le domaine des designers, mais nous pensons que l’éthique de l’entreprise doit elle-même être mobilisée. Sinon, ce serait comme reprocher le problème des pommes argentines non locales au pilote de l’avion qui les a transportées. Car c’est bien souvent le modèle économique d’une société qui induit l’économie d’un service et qui produit un design spécifique. Dans le cas du design de l’attention, on remarque que les sociétés qui en font usage (citons pour faire simple Facebook) sont largement dépendantes d’une économie de l’attention.

Bref, si le design est la conception du service (ou du produit), c’est à ceux qui conçoivent le service que l’on s’adresse en premier lieu quand on parle de design éthique. Il ne faut cependant ni surestimer la capacité de création d’un groupe de professionnels, ni stigmatiser leur action. Ainsi, nous essayons de trouver un équilibre fragile entre sensibilisation des créateurs, des décideurs et des utilisateurs.

Précisément ce en quoi nous ne croyons pas

Car il nous est apparu au fur et à mesure de nos réflexions qu’il était effectivement impossible de tendre vers un “design éthique” sans inclure l’utilisateur (ou le client, l’usager selon le service). De notre point de vue, nous ne sommes pas dans un monde machiavélique où le capitalisme assoiffé d’argent manipulerait les pauvres utilisateurs des systèmes numériques. En ce sens, le grand sujet de l’année 2016–2017 aura été les bulles de filtre et la transparence algorithmique, un domaine qui nous semble être partie intégrante d’un design éthique. De notre point de vue, la “faute” des algorithmes (les recommandations de pages de fake news, la création de bulles de filtre) ne peut pas être uniquement rejetée sur Facebook, Twitter et leurs équipes de designers et ingénieurs. Ces phénomènes existent sur d’autres réseaux non centralisés, comme les mails. Si, vous savez, la chaine de mail annonçant l’enlèvement de la petite Zoé et qu’il faut faire circuler pour la retrouver, ou celle qui cite subtilement un élu anonyme sur la liaison entre Emmanuel Macron et Mathieu Gallet. Sur ces réseaux distribués, c’est bien l’utilisateur, sans aucune aide extérieure, qui véhicule la nouvelle et amplifie sa bulle de filtre. Cela pose donc la question de sa sensibilisation.

Bien sûr, cela pose la question de la place du design (et du designer) dans le système capitaliste. Sommes-nous touchés par le “syndrome du designer” comme le définit Stéphane Vial dans son Court traité du design :

Sentiment de complicité avec le capitalisme, soumission coupable aux impératifs de la société de consommation, acceptation résignée de l’économie de marché, renoncement à l’idéal de transformation de la société.

Stéphane Vial, Court traité du design

Probablement, mais pas totalement. Il nous semble plus efficace — justement dans un idéal de transformation de la société — d’instiguer un changement au sein d’une “soumission aux impératifs de la société de consommation” qu’en dehors. Et c’est pourquoi nous cherchons à travailler aux côtés d’entreprises productrices de services pour que, par exemple, en attendant le grand soir du numérique, on puisse déjà quotidiennement améliorer la soirée des utilisateurs par les fonctionnalités de suspension des notifications.

Question n°2 : quelle morale défendons-nous ?

L’intégration de l’utilisateur dans la réflexion du design éthique permet de faire aisément la transition vers le deuxième aspect de notre démarche et qui doit vous paraitre être jusqu’à présent le grand absent de ce billet : l’éthique. En effet, “sensibiliser l’utilisateur” peut rapidement être entendu comme la stigmatisation de certains usages du numérique au profit d’autres, considérés comme plus valables, sensés ou moraux, et souvent non-numérique. Ce qui pose une question toute bête : qui sommes-nous pour juger des valeurs d’autrui ? Est-ce notre rôle d’imposer notre morale à l’utilisateur à travers nos actions ?

À première vue, on serait tenter de répondre non. En réalité, une attitude a-morale est une chose difficile pour un designer comme pour quiconque. Nous créons à partir de ce que nous connaissons, maîtrisons et considérons déjà. Si bien qu’il apparaît évident que nous véhiculerons bien sûr dans nos produits des valeurs morales — quelles qu’elles soient. Cependant, il nous semble important d’en avoir conscience, et si possible le plus tôt possible afin de ne pas, à l’instar des actuels repentis de la Silicon Valley, regretter la portée de nos actes.

Néanmoins, il s’agit là d’une définition très philosophique de l’éthique et qui ne décrit pas spécifiquement l’action que l’association mène. En ce sens, nous avons très vite perçu le caractère juridique inhérent à notre démarche, que nous avions pour autant du mal à qualifier. Nous traitons de sujets pour lesquels les cadres législatifs sont souvent vagues ou inexistants. La technique dépassant de vitesse la loi, celle-ci a du mal à couvrir tous ces nouveaux champs que sont le design de l’attention ou la transparence algorithmique. Ainsi, dès le début de notre aventure, nous avons également entendu le terme « éthique » comme une forme d’avant-garde législative. Le récent rapport sur l’éthique des algorithmes publié par la CNIL nous a confortés dans cette lecture : “l’éthique apparaît comme une éclaireuse du droit, la norme éthique une préfiguration de la norme juridique.

Ainsi, pour coller à notre approche globale de la conception numérique responsable, notre envie est désormais de voir se succéder à l’éthique des algorithmes (sujet du moment avec le rapport de la CNIL et de la commission de Cédric Villani), la question du respect de l’intégrité cognitive des utilisateurs du web, largement mise à mal par le design de l’attention et ses dérivés comme le design de persuasion.

Question numéro 3 : Ethics by design ?

Il y a quelques temps, nous discutions un aspect fondamental de notre évènement : ethics by design. En effet, cette préposition à priori jolie et insignifiante résume à elle seule tout un pan de la difficulté du design éthique. Un point de vue enrichi ces derniers jours par le professeur René Robert — président de l’espace de réflexion éthique de la région Nouvelle-Aquitaine — avec qui nous avons eu une intéressante discussion à l’occasion d’une projection du documentaire de Gauthier Roussilhe “Ethics for Design”. Il pointait notamment le rôle fondamental que peut avoir le design dans la conception de produit favorisant le bien être de malades dans un contexte médical.

Il s’agit donc ici de l’indispensable distinction entre d’un côté l’éthique que l’on peut apporter aux designers dans la pratique de leur métier, ce que l’on peut qualifier de “Ethics for Design”, et de l’autre côté l’éthique apportée à divers domaines par les designers, c’est-à-dire “l’Ethics by Design”. Se distingue ainsi deux visions intéressantes. Celle d’une part d’une société prompte à penser le designer par son action comme vecteur d’une certaine éthique dans d’autres domaines. D’autre part, celle du designer qui se pose la question de l’impact de son rôle sur la société. Bref, tout le monde semble d’accord : le designer a bien un rôle actif. Il s’agit donc pour nous d’un point majeur qui reste à creuser pour déterminer de quelle manière on pourrait distinguer ce qui relève en réalité d’un bon design (c’est-à-dire un design qui respecte par exemple les principes de Dieter Rams ), de ce qui relève d’un design éthique, qui pourrait être un design favorisant de bons comportements, selon des valeurs morales ou légales qui restent à définir… Peut-être l’objet d’un futur article 😉.

À Designers Éthiques, on itère

S’il est une chose de sûr, c’est que nous ne sommes sûrs de rien (merci Socrate). Autrement dit, si vous souhaitez critiquer le propos développé dans cet article ou nous apporter votre point de vue, vous êtes plus qu’invité·e à le faire 😉. Notre objectif n’est pas d’imposer notre point de vue mais d’itérer à son propos !

Enfin, si vous souhaitez contribuer à nos côtés à développer le propos du design éthique, nous vous invitons à nous contacter ! Que ce soit pour organiser des évènements, en France ou ailleurs, ou pour initier des projets de recherche sur la question, sachez que nous sommes ouverts à toutes les propositions !

C’était “Ethics by Design” 2017 @ Lyon !

Nos retours sur la première conférence dédiée à la conception numérique durable en France

Il y a quelques semaines se tenait à Lyon la première conférence dédiée à la conception numérique durable, organisée par l’association Designers Éthiques et la Flupa. Comme promis, nous vous présentons ici les coulisses de l’organisation, le bilan financier, notre point de vue sur la journée et quelques informations tirées du questionnaire que nous avions envoyé aux participant·e·s. Enfin, nous terminerons en vous présentant nos propositions pour la suite des événements (et pas que des événements).

#SaveTheDate : apéro “Ethics by Design” à Lyon le 17 juillet !

Commençons par une annonce qui plaira aux Rhône-Alpin·e·s et certainement à celles·eux qui nous viennent de plus loin : nous organisons avec/à la MYNE un apéro “Ethics by Design” le 17 juillet à 18 heures 30 à Lyon (plus précisément au 1, rue du Luizet à Villeurbanne) !

Pour vous inscrire, c’est par ici (entrée gratuite) !

Ce sera l’occasion de se retrouver autour d’un verre en cette période estivale, de discuter librement et de présenter quelques idées pour la suite que l’on pourra débattre 🙂 On espère vous y voir nombreux·ses !

Les coulisses de l’organisation de l’événement du 12 mai 2017

Quelques aspects invisibles

Pour les curieux·ses, nous tenions à présenter quelques aspects de l’organisation qui nous semblent importants et qui ne sont pas visibles de l’extérieur.

L’organisation de l’événement a commencé en octobre 2016. Avec Bertrand Cochet de la Flupa (et responsable de l’antenne Flupa Lyon), nous avons officialisé notre volonté d’organiser un événement autour de l’éthique et du design, faisant écho à une petite soirée autour de ce thème dans le cadre de notre master architecture de l’information le 1er septembre 2016. Nous quatre (Bertrand, Karl, Thibault et Jérémie donc) avons formé le coeur de l’entreprise et avons commencé l’organisation.

D’octobre à janvier, nous avons fait beaucoup d’itérations sur notre dossier de présentation de l’événement qui reprenait tous les aspects de l’événement. Voici la dernière version du 23 février.

En parallèle, nous travaillions sur un document qui venait alimenter ce dossier de présentation. Vous trouverez ici sa dernière version et verrez qu’il y a eu beaucoup de changements depuis 🙂

C’est également à cette période que nous recherchons des intervenants et précisons avec eux le contenu de leur conférence et/ou atelier.

Fin janvier 2017, nous avons commencé à échanger avec Hubert Guillaud et Véronique Routin de la Fing. Nous avions fixé un rendez-vous hebdomadaire pour échanger sur le programme et les partenaires.

Fin février, le trésorier de la Flupa, Franck Ferront, s’investit également dans l’organisation, notamment sur l’aspect financier et pour chercher des sponsors (voici le dossier de sponsoring). Les recettes de la billetterie, qui ouvre le 20 mars, sont directement versées sur le compte de la Flupa, prenant alors en charge en charge la majorité des dépenses.

Sans Véronique, Hubert et Franck, l’organisation aurait été nettement plus difficile, nous les remercions infiniment !

Entre février et avril, nous enchaînons les rendez-vous et les Skype pour conclure des partenariats afin d’augmenter la visibilité de l’événement et des sponsoring pour le financer. Ils ont été très nombreux et nous les remercions également chaleureusement !

L’association Designers Ethiques est officiellement créée le 8 mars 2017, dans le but d’obtenir un compte bancaire et d’avoir une structure morale pour gérer les différents aspects administratifs de l’événement. Voici ses statuts. Vous le voyez, ils ne demandent qu’à être étoffés. Nous avons en effet ouvert l’association dans la seule optique d’organiser cet événement à Lyon, sans plans pour le futur (qui arrivent !).

En mars, l’École normale supérieure de Lyon nous donne son accord pour accueillir gracieusement l’événement. Il aurait été difficile de couvrir les frais liés à la location d’un autre lieu : merci !

Le programme trouve sa forme définitive (mis à jour en temps réel sur le site créé en février) début mai. Nous avions initialement prévu une seule session d’ateliers l’après-midi, avec un choix entre trois ateliers. La formule définitive a eu l’avantage de proposer plus de choix, mais a eu l’inconvenient, vous l’aurez remarqué, de charger le programme et de compliquer l’organisation le jour même.

Votre retour sur la communication

44 participant·e·s (sur environ 120) ont répondu à notre enquête de satisfaction, merci beaucoup à elles·eux ! Nous présentons ici quelques retours qui ont été fait sur des aspects liés à la communication pré-événement.

À la question “nous avons essayé de communiquer en amont de la journée. Qu’avez-vous pensé des informations transmises, en termes de qualité ?”, la majorité des répondant·e·s est satisfaite voire très satisfaite.

1 : de mauvaise qualité, 5 : de très bonne qualité

Nous avons en effet régulièrement communiqué sur Facebook, Twitter et avons regroupé toutes les informations pratiques et importantes dans un article Medium. Couac notable pour lequel nous nous excusons : le campus de l’ENS de Lyon écrit sur le billet n’était pas le bon.

Le jour J !

Si l’on lit les retours des participant·e·s, nous avions globalement la même perception de ce qui a bien fonctionné et ce qui a été plus compliqué. Nous remercions d’ore et déjà nos bénévoles qui nous ont donné un sacré coup de main, notamment le matin et pour la gestion des ateliers : Marta, Flavien, Jean-Christophe et Arnaud !

Sur la forme

1 : pas assez dense, 5 : trop dense

Commençons par le rythme de la journée. Nous sommes d’accord pour dire qu’il était globalement bien, modulo quelques temps trop rapides, notamment sur les temps de pause et repas et sur la durée des ateliers, beaucoup trop courte.

Les participant·e·s sont satisfait·e·s de la qualité des informations communiquées pendant la journée. Nos points après les conférences ont visiblement été importants et ont permis de clarifier des contradictions entre ce que qui était écrit sur le site et sur le programme distribué le matin.

1 : Je me suis senti·e seul·e, 5 : L’accueil était très bien

Les participant·e·s se sont très majoritairement senties bien accueillies pendant la journée. Nous regrettons ne pas avoir pu porter plus d’attention à vous tous·tes. Nous serons une plus grande équipe de bénévoles la prochaine fois !

1 : La qualité n’était pas au rendez-vous, 5 : C’était super

Tout le monde a trouvé la restauration excellente, merci à la Marmite Urbaine ! Sans parler de la qualité, il nous a en effet manqué du café et de l’eau pour la pause de l’après-midi.

Enfin, voici quelques points positifs concernant “la forme” transmis par les répondant·e·s, merci ❤

  • “Vous avez streamé les conférences !!”
  • “Ambiance”
  • “Facilité d’échange entre les personnes présentes”
  • “beaucoup de monde de partout”
  • “Le repas était original, délicieux et directement en lien avec la thématique de la conférence.”
  • “Un buffet vraiment excellent et étant végétarienne, j’étais ravie de pouvoir manger de tout ! Un grand merci au traiteur car c’était réellement PARFAIT !”

Et quelques points à améliorer, merci aussi !

  • “journée assez chère pour un particulier”
  • “Rythme intense”
  • “public très UX alors que ça doit viser d’autres types d’acteurs aussi”
  • “difficile de trouver les salles repos, le repas”
  • “Accueil à améliorer”
  • Je suis intolérante au gluten, et il y avait beaucoup de choses que je ne pouvais pas manger. Pour ce que est du végétarisme c’était super, mais j’aurais aimé que ce soit un peu plus relevé/épicé.
  • Plus de mixité, pas QUE du vegan

PS La Marmite Urbaine : Nous ne sommes pas les seuls > “J’aimerais que soit publiée la recette des brownies” 🙂

Sur le fond

Les participant·e·s sont tous·tes d’accord pour dire que le programme était (très) intéressant !

1 : pas intéressante, 5 : très intéressante

Les conférences. Nous prenons ici un exemple de réponses pour une conférence en guise d’exemple, car les quatre conférences ont reçu exactement les mêmes retours ! En bref, elles ont toutes été intéressantes. Les réponses sont plus disparates concernant la durée de la conférence (trop court, bien ou trop longue) : de manière générale, les participant·e·s ont trouvé les conférences d’une heure (James Williams et Olly Wright) “bien” en matière de durée et les conférences d’une demi-heure (Hubert Guillaud et Flora Fischer) “trop courtes”. À notre avis, les conférences auraient pu toutes avoir la même durée, soit 45 minutes.

Malgré la traduction, nous observons que l’anglais a pu poser problème à 16 % des participant·e·s. En parallèle, la traduction a été jugée peu utile par 22 % des répondant·e·s.

1 : pas utiles, 5 : très enrichissants

Passons aux ateliers. Les avis sont plus partagés. Nous observons que 42 % des répondant·e·s les ont trouvé peu ou relativement enrichissants. Il s’agit dont pour nous d’améliorer cet aspect la prochaine fois.

Il semblerait que leur durée, que nous estimons après-coup comme beaucoup trop court, à l’instar de 35 % des répondant·e·s puisse y faire beaucoup.

Finissons cette partie par quelques retours positifs concernant “le fond” de l’événement, merci aux répondant·e·s ❤

  • “Au top niveau choix des intervenants pour les conférences ! Leur diversité était un énorme plus.”
  • “Des contenus riches et une bonne rythmique entre conférence/workshop.”
  • “sujet passionnant, intervenants accessibles”
  • “accessibles”
  • Sur les ateliers : “De nouvelles façon d’aborder la question de la conception, par quoi commencer”

Et quelques points à améliorer, merci aussi !

  • “Parfois discours très complexes (pour une étudiante du moins)”
  • “Un manque de retours sur les ateliers pendant la plénière de l’après-midi (pour que chacun sache ce qui a été proposé)”
  • “ Pour les futures éditions éventuellement, toujours prévoir un sociologue / anthropologue / philosophe, leur approche est tellement enrichissante pour un designer.”
  • “Peut-être laisser plus de temps pour débattre ou réfléchir après les conférences. Construire une mindmap”
  • “Ce qui était demandé était parfois un peu flou, manque de temps et d’accompagnement pour réellement creuser un sujet”
  • “Trop court pour produire quelque chose de vraiment pertinent”

De notre côté, nous avions à peine de temps de nous poser pour écouter les conférences et encore moins pour participer aux ateliers. Merci à Franck pour la captation vidéo et à celles·eux qui ont écrit un compte-rendu de l’événement / d’une conférence / d’un atelier :

Soyons transparents : point finances

Recettes — 6 465 €

Nous avons vendus 120 places sur les 160 prévues, soit 75% de l’objectif en termes d’unités et 55% en termes de recettes.

Nous avons pu compter sur la générosité de nos sponsors pour compléter les recettes. L’IXXI et l’Information Architecture Institute ont respectivement sponsorisé l’événement à hauteur de 500 € et l’association Designers +, Welcome Max, Akiani et la Marmite Urbaine à hauteur de 250 €.

Dépenses — 6 800 €

Le déficit de 335 euros de l’événement est pris en charge par la Flupa, merci beaucoup à elle ! L’association Designers Éthiques sort à l’équilibre de ce premier événement.

La suite !

Vos propositions

Sur le derniers temps de la conférences, nous nous sommes tous·tes retrouvé·e·s dans l’amphithéâtre pour échanger et débattre autour des différentes options possibles après cette première conférence. Voici les principales idées qui ont émergées :

  • Création d’un label “design éthique” et d’une charte, à l’instar de plusieurs professions ou du “W3C Validator”. Questions en conséquence : comment donner de la visibilité et de la validité à ce label et à cette charte ? Qui porte ça ?
  • Écrire un manifeste
  • S’ouvrir et communiquer avec d‘autres réseaux et collectifs, qui n’ont pas forcément de lien direct avec le design
  • Structurer des pratiques commerciales éthiques
  • Structurer des approches contraignantes
  • Former les designers

Nous avions également posé la question suivante aux participant·e·s et il semble qu’une deuxième édition est largement bienvenue 🙂

Une deuxième édition globalement similaire / Des rencontres régulières / Des ateliers ou conférences ponctuels sur une après-midi ou une soirée / Des formations professionnelles et pédagogiques

Nos réflexions

De note côté, afin de mener toutes ces propositions à bien, il nous semble important de commencer par une importante phase de veille et de constitution d’un corpus d’articles scientifiques, de retours d’expériences, d’échanges dans des colloques, etc. En parallèle, la rédaction d’un manifeste qui pourrait être signé par des personnalités du monde de design et de la recherche proposerait des définitions du design éthique, délimiterait le champ d’action poserait des bases concrètes des objectifs des Designers Éthiques.

Comment s’organiser pour la suite ?

Les dernières questions du questionnaire portaient sur l’organisation de la suite des hostilités.

L’écrasante majorité des participant·e·s est intéressée pour participer à une communauté en ligne afin de s’organiser, débattre et discuter ! Tout le monde est évidemment le bienvenu sur cette communauté Slack (outil plébiscité par nos répondant·e·s)… que vous trouverez ici !

Nous le voyons, les participant·e·s à l’événement sont massivement prêt·e·s à s’engager pour le design éthique.

L’association Les Designers Éthiques / L’organisation d’un événement ponctuel / L’organisation d’un format récurrent

Vous l’aurez compris, l’aventure ne s’arrête pas là, elle ne fait que commencer… avec vous !

Quatre choses simples pour embarquer sur le navire :

  • S’inscrire au Slack pour notamment discuter plus largement d’éthique et de design, des prochains événements, pour créer le manifeste et partager notre veille ;
  • Si vous êtes dispo, noter (et vous s’inscrire à) l’apéro du 17 juillet à La MYNE à Lyon et venir échanger autour d’un verre (c’est toujours mieux que derrière son écran) ;
  • Si le cœur vous en dit, faire un petit don à l’association pour couvrir les frais de compte bancaire pour les mois à venir et d’organisation de l’apéro à La MYNE ;
  • Et enfin suivre Les Designers Éthiques sur Facebook et Twitter 🙂

À très vite, Jérémie, Karl et Thibault

Demandez le programme !

Ethics by design 2017 approche. C’est le moment de vous donner toutes les infos indispensable. Cet article a vocation a être exhaustif, mais si jamais, les mises à jour seront ajoutées juste sous ce paragraphe, précédées de la mention [MAJ]. N’hésitez pas à y revenir jeudi soir 🙂

[MAJ 8 mai] L’atelier du Collectif BAM aura lieu le matin.
[MAJ 9 mai] Nous avons le plaisir d’accueillir Raphaël Yharrassarry qui mènera le troisième atelier le matin.
[MAJ 11 mai] Quand on vient de la gare de Perrache avec le tram, il faut descendre et aller à droite, et non pas à gauche comme écrit précédemment.
[MAJ 11 mai] Le petit-déjeuner et les deux pauses auront lieu sur la mezzanine, juste à côté de l’amphithéâtre, et non en Festive, comme indiqué.

Petit rappel

Vous avez pris votre place mais vous avez oublié pourquoi vous venez ? Ou vous n’avez pas (encore) pris votre place et vous hésitez ? Visitez donc notre site en passant par ces deux articles : Ethics by Design, l’événement !
“Il y a urgence”medium.com
Ethics by design ?
A l’heure où les interfaces utilisateurs appareillent l’économie de l’attention, comment organiser la déprise ? La d…medium.com

Depuis le lancement de la billetterie le 20 mars dernier, nous avons modifié le programme pour nous adapter aux agendas de nos intervenants. Si vous avez visité le site depuis, vous l’aurez vu, mais passons-le ici en revue.

Jeudi soir

Lyon — CC BY SA NC — Net Circlion

Malheureusement, James Williams ne pourra pas être avec nous le vendredi après-midi. En revanche, il nous a généreusement proposé d’arriver avant. Le jeudi 10 mai, nos participants qui sont sur place pourront le retrouver autour d’un verre. Celles·eux qui sont libres l’après-midi pourront même (lui faire) visiter la ville ! À nos participants : nous vous réservons l’exclusivité ! Vous recevrez un mail à ce propos avec un lien Eventbrite pour vous inscrire.

Vendredi matin

Venir à l’ENS de Lyon
La journée a lieu sur le campus Descartes de l’ENS de Lyon (15 parvis René Descartes). Pour y accéder, c’est simple. Si vous venez de la Gare Part-Dieu, prenez le métro B arrêt Debourg (la sortie est à gauche lorsque vous sortez de la rame, en prenant les escalators). Si vous venez de la gare Perrache, prenez le Tram T1 direction Debourg aussi (sortez à droite et à l’avenue, prenez à droite).

© ENSeigner

Ensuite, marchez sur le long parvis que vous voyez sur la photo et vous arrivez à l’entrée de l’ENS.

Remise du badge
Vous serez accueillis par nos bénévoles qui vous remettront un badge. N’oubliez pas votre billet et votre carte d’identité. Ils vérifieront également avec vous si vous êtes bien inscrits à deux ateliers (un le matin, un l’après-midi — sans obligation d’inscription évidemment). À nos participants, le mail que vous recevrez comportera un lien vers un formulaire d’inscription (premier arrivé, premier servi). Nos bénévoles vous donnerons aussi le programme et vous montreront le chemin pour la bagagerie (au rez-de-chaussée) et la mezzanine (au premier étage), notre lieu de petit-déjeuner et de pause. Rassurez-vous, tout au long de la journée, nous pourrez suivre la signalétique pour les différents lieux de l’événement.

8 heures 30 — Ouverture des portes

Si vous arrivez de loin et/ou si vous voulez sortir du lit et venir directement, c’est avec plaisir que nous nous accueillons dès 8 heures 30 sur la mezzanine, juste devant l’amphithéâtre Descartes (au premier étage). Jusqu’à 8h55, vous pourrez boire un café, un thé ou un jus de fruit et prendre des forces avec un mini-croissant et une mini-chocolatine.

À 8 heures 55, on vous invitera à rejoindre l’amphithéâtre Descartes, juste à côté.

8 heures 55 —Dépêchez-vous !

La journée commençant à 9 heures pétantes (nous sommes entraînés pour le “pêtant”), nous vous serions reconnaissants d’arriver avant 8 heures 55. Malheureusement, les boissons et les chocolatines ne pourrons pas être amenées dans les salles.

9 heures — Ouverture de la journée

L’amphithéâtre — enfin gallo-romain, pas Descartes

Les organisateurs vous accueilleront à l’amphithéâtre Descartes avec un mot de bienvenue puis présenterons les points importants. #ebyd sera le hashtag de la journée.

9 heures 15 — Conférence

Hubert Guillaud rentrera dans le vif du sujet et vous mettra en forme avec une conférence autour de la question suivante : Peut-on répondre à la conception de notre exploitation comportementale ?

9 heures 45 — Conférence

Continuions sur le thème du design d’attention avec la conférence de James Williams, qui vient d’Oxford : Stand Out of Our Light: Design and Resistance in the Attention Economy. À noter, la conférence sera en anglais mais sera traduite en live (vélotypie) par Caroline, Véréna et Margot !

10 heures 45 — Pause

Après cette première heure et demi de concentration (ou d’attention devrions-nous dire), la première pause se déroulera sur la mezzanine. Du café et du thé vous attendront, ainsi que des Cookies (vegan). À 11 heures 05, nous vous demanderons de rejoindre avec les bénévoles les salles d’ateliers (au premier étage), qui auront été annoncées à la fin de la conférence de James Williams.

11 heures 15 — Première phase d’ateliers

Vous serez tous inscrits à un des trois ateliers du matin. Pendant 1 heure 30, vous serez en compagnie :

Nous vous demanderons de prendre 5 minutes à la fin de chaque atelier pour organiser la rédaction d’un billet de restitution, publié par la suite sur chez nos partenaires médias !

12 heures 45 — Pause déjeuner

Vous avez faim ? Nous aussi ! Rendez-vous en Festive, notre lieu de restauration pour le déjeuner. Comme pour le petit-déjeuner et les pauses, c’est La Marmite Urbaine qui nous concocte un buffet local, bio et végétarien + vegan. Merci à eux pour leur enthousiasme et leur participation !

Sans rentrer dans les détails, vous pourrez déguster des verrines de légumes, des pizzas végétariennes et des bouchées de fondant au chocolat. Le tout sera accompagné d’eau, de vin rouge et blanc.

À 13 heures 35, nous vous demanderons de rejoindre l’amphithéâtre Descartes pour la suite des hostilités.

13 heures 45 — Conférence

Flora Fischer vous tiendra en vie afin de ne pas sombrer dans la sieste digestive avec sa conférence “Philosophie de l’éthique by design des technologies numériques”.

14 heures 15 — Conférence

Olly Wright, qui vient d’Amsterdam, nous donnera une conférence tournée architecture de l’information : “L’éthique en architecture de l’information”. Elle sera également en anglais (traduite en vélotypie, évidemment).

15 heures 15 — Pause

Une deuxième pause sur la mezzanine au schéma identique que celle du matin, avec retour vers les salles d’ateliers à partir de 15 heures 40.

15 heures 45 — Seconde phase d’ateliers

Vous serez tous inscrits à un des trois ateliers de l’après-midi. Pendant 1 heure 30, vous serez en compagnie :

Nous vous demanderons de prendre 5 minutes à la fin de chaque atelier pour organiser la rédaction d’un billet de restitution, publié par la suite sur chez nos partenaires médias !

À noter : nous n’avons pas (encore) trois ateliers à vous proposer l’après-midi. L’affluence risque d’être élevée, nous nous en excusons par avance.

17 heures 15 — Retours sur la journée

Notre dernier temps se déroulera à l’amphithéâtre Descartes. En compagnie d’Olivier Desbiey de la CNIL, les intervenants donneront leur retour sur la journée. Par la suite, nous vous inviterons à vous exprimer tous sur la suite. Que fait-on concrètement ? Avec quoi repartons-nous ?

18 heures — Fin et verre de l’amitié

Pour ceux qui doivent partir tôt, vous serez libérés ! Pour les autres, nous boirons un verre en Festive avant de prolonger la soirée à l’extérieur.

Dernières infos

Contacter les organisateurs

Vous souhaitez contacter les organisateurs avant l’événement ? Écrivez-nous à l’adresse hello[@]designersethiques.org, sur Twitter ou sur Facebook Messenger. Pendant la journée, n’hésitez surtout pas à nous solliciter (pour tout). Nous : Bertrand, Jérémie, Karl et Thibault.

Salle de repos

Une salle de repos sera à votre disposition. Vous pourrez y aller à n’importe quel moment, que ce soit pour vous asseoir, envoyer un mail ou passer un petit coup de fil. Gardez cependant en tête que cet espace doit rester calme.

Quelques petites règles

L’ENS nous accueille généreusement dans ses locaux, mais n’est pas responsable des personnes. Merci de respecter le règlement intérieur, notamment le fait qu’il est interdit d’amener de la nourriture et des boissons dans les salles autres que la Festive.

Nous vous disons à vendredi ! N’oubliez pas d’être réactifs sur les deux formulaires qui vont seront envoyés par mail et pour ceux qui n’ont pas leur place, de l’acheter vite 🙂

Nos partenaires et sponsors

Nous, Designers Éthiques et la Flupa, co-organisateurs, tenons à remercier ici nos partenaires et sponsors pour leur soutien et leur participation !

Merci à nos partenaires associés : la Fing et l’ENS de Lyon.
Merci à nos sponsors : l’IXXI, L’IA Institute, l’association Designers+, WelcomeMax, Akiani et la Marmite Urbaine.
Merci à nos partenaires médias : InternetActu.net, Mais où va le web, Newflux, Socialter, Frenchweb.
Merci à nos soutiens : l’association Design en recherche, le Collectif BAM, le master Architecture de l’information, le Mouton Numérique, Les Designers Lyonnais, Le Tubà, Le Médialab de SciencesPo, la CNIL et Controverse.

Nos bénévoles

Merci beaucoup à Franck Ferront, Flavien Auffret, Jean-Christophe Paris, Arnaud Genty qui se sont rendus disponibles pour nous aider et/ou se rendent disponibles le jour J!

Nos traductrices

Les traductions live de l’anglais vers le français des conférences de James et Olly seront assurées par Caroline Dumazet, Verena Distler et Margot Amrani, merci beaucoup à elles !

Prenez soin de vous, Bertrand, Jérémie, Karl et Thibault.

Ethics By Design

Ethics by Design, l’événement !

La première conférence en France dédiée à la conception numérique durable

S’il y a une thématique que nous avons très souvent rencontrée ces derniers mois, c’est bien la question de l’éthique du design(er). Elle est souvent reprise sur Internet, dans les médias, en marge des discussions et autres conférences liées au numérique. Elle nourrit mille et une interrogations.

Sommes-nous, en tant que designers, dans une bulle de filtre ? Nous ne croyons pas.

Contre l’exploitation de la faiblesse de nos esprits

Un nombre croissant d’acteurs du numérique s’intéressent en effet aux impacts possibles de la conception de produits et de services. Les visions du design comme manipulation et comme cheval de Troie de marketings juteux ne sont pas sur-réalistes (voir à ce sujet cet article sur les dark patterns — en anglais).

Elles découlent d’observations : on constate par exemple qu’un certain nombre de géants du web fondent leur valeur et leur modèle économique sur le temps passé par l’utilisateur et l’attention captée. Comme l’analyse Tristan Harris, cette captation passe par l’exploitation de nos vulnérabilités psychologiques de la faiblesse de nos esprits grâce à la technologie.

À la problématique de la manipulation et de la captation de l’attention s’ajoute celle du respect de la vie privée, de l’ouverture des systèmes, de l’utilité de ce qui est créé et de ses conséquences sur nos comportements individuels et nos sociétés.

Il est complexe pour l’utilisateur de se saisir pleinement de toutes ces questions car les enjeux liés à la conception ne lui sont pas accessibles. De même, le législateur semble trop peu rapide pour normer un domaine en perpétuelle évolution. L’innovation va plus vite que le droit.

Se (re)saisir de la question

Ainsi, n’est-ce pas à nous de mener ce mouvement de questionnement sur l’éthique appliquée à la conception de produits et services numériques ? Nous la communauté des professionnels et chercheurs en design, mais également en sciences de l’information et sciences sociales. Il nous revient de nous interroger mais aussi de poser les bases éthiques de nos professions, de théoriser notre propre code de déontologie.

Ce mouvement n’est pas nouveau

Les initiatives de questionnement de la pratique du design et de ses finalités ont été nombreuses.

Nous pouvons citer le manifeste First Things First de 1964, où Ken Garland et 400 autres professionnels du graphisme et de la publicité s’engagèrent contre un design poussant à une consommation effrénée. De même, les questions de design “écologique” et “social” émergent dès les années 70.

First things first manifesto

Des initiatives plus récentes, nous vous proposons d’aller voir le manifeste “Ethical Design” de Ind.ie.

Ide.ie manifesto

Une journée pour en tirer des éléments concrets

Nous souhaitons nous inscrire dans la continuité de ce mouvement. Le Collectif Designers Éthiques ainsi que la FLUPA vous invitent donc à participer à un évènement : Ethics by Design, qui se tiendra à l’École Normale Supérieure de Lyon le 12 mai 2017.

Nous vous proposerons d’y croiser les approches, d’y confronter les points de vues au cours d’une journée de conférences et d’ateliers à destination des professionnels du numérique (designers, entrepreneurs, chefs d’entreprise, etc.) et du monde de la recherche.

Quoi de mieux que de confronter et de faire se rencontrer des initiatives qui se battent contre le “dark-design” de l’attention, qui plaident pour une architecture de l’information (la structure même des services) éthique, qui donnent une dimension philosophique et qui titillent en vous proposant de designer une arme écologique (par Gauthier Roussilhe) ?

Nos intervenants et nos partenaires

Ainsi, nous aurons le plaisir d’accueillir des intervenants qui vous présenteront leur vision lors d’une conférence et vous accompagneront sur un atelier : James Williams de Time Well Spent (co-fondateur avec Tristan Harris), Olly Wright, stategist et designer à Emakina (Amsterdam), Gauthier Roussilhe, designer et auteur (Studio FLAIR) et Flora Fischer, doctorante en philosophie. Enfin, hubert guillaud, rédacteur en chef d’Internet actu, aura le plaisir d’ouvrir la journée et de mener un atelier avec Véronique Routin, de la FING.

Nous pouvons compter sur l’aide précieuse de la FING et de l’ENS de Lyon (partenaires associés). Nous soutiennent également l’association Design en Recherche, le Collectif BAM, le Mouton numérique, Mais où va le web ? (ils seront prochainement rejoints par d’autres acteurs). Nous les remercions !

L’ouverture de la billetterie est prévue ce lundi 20 mars. Tout se passe sur notre site où vous trouverez également toutes les informations complémentaires sur les intervenants, les conférences, les ateliers, etc.

À savoir : les places sont limitées. Si vous vous y prenez vite, vous pourrez bénéficier du tarif early bird (50€ au lieu de 80€ pour le plein tarif et 15€ au lieu de 25€ pour le demi-tarif).

Et ce Medium ?

Jusqu’au 12 mai, retrouvez régulièrement sur cette publication Medium des articles revenant en détail, de manière sérieuse ou plus décontractée sur le programme de la journée, sur les coulisses de l’événement ou encore pour alimenter des discussions sur l’événement !

Suivez-nous sur Twitter et Facebook (page + event) !

Éthiquement vôtre,
Jérémie, Karl, Thibault, et Bertrand

PS : Vous souhaitez nous soutenir financièrement ? Avec plaisir